Côté Suisse : Sous le signe du Chocolat !

Cette semaine, nous voyageons en Suisse, à la découverte de son patrimoine architectural et culinaire ! Première étape à Lausanne, une ville aux identités multiples et en pleine mutation ! Puis nous terminerons notre exploration helvète par la visite de la chocolaterie Cailler, au cours d’un parcours muséographique passionnant !

Nous commençons notre journée à Lausanne dans le quartier du Flon, en ville basse. Ancienne rivière comblée au 19ème siècle, la vallée a été ensuite aplanie pour y construire l’ancienne gare ainsi que des entrepôts. Dans les années 1980, le quartier se transforme, les entrepôts sont reconvertis en bureaux, ou sont occupés par des lieux créatifs et alternatifs.

Depuis une dizaine d’années, de nombreux bâtiments ont été réhabilités pour modifier la mauvaise image du quartier. Un nouveau plan d’urbanisme a été ainsi mis en place, faisant la part belle à une architecture néo-industrielle en verre et en métal. Installations culturelles et ludiques, bars et restaurants branchés, tout pourrait concourir à une « boboïsation » du quartier, mais non, l’ambiance populaire et alternative demeure dans certains coins. Nous y avons même assisté à un concert de rap !

Côté Resto, nous avons déjeuné chez Cipriani, un italien très sympa ! Malgré des prix légèrement élevés, les planches et les antipasti sont copieux et de qualité – mention spéciale à la salade de tomme chaude aux poires et aux noix ! Ajoutez à cela un service accueillant et une carte de vins et cocktails tendance – Vive le Spritz et le Pimms !, bref nous y avons passé un très agréable moment dans une ambiance vintage et industrielle.

Après le déjeuner, nous partons à la découverte de la ville haute, histoire de faire un peu d’exercice en montant les escaliers et les rues bien pentues de Lausanne ! Nous grimpons jusqu’à la cathédrale, d’où nous observons un magnifique panorama sur la ville et les alentours 🙂

 

Dans l’après-midi, départ pour l’arrière-pays, direction Broc et la Maison Cailler ! Cette dernière, fondée en 1819 par François-Louis Cailler, a été la première chocolaterie moderne de Suisse, grâce à l’automatisation de la production. C’est son petit-fils, Alexandre-Louis Cailler, qui a choisi Broc comme nouveau lieu de production en 1899, en raison de la qualité du lait des vaches de la région de Gruyère. Et ceci a son importance, car ce fut le premier à introduire du lait dans la fabrication du chocolat, alors qu’auparavant les autres marques utilisaient du chocolat en poudre et de l’eau.

Mais place à la visite ! Après un peu d’attente, nous récupérons enfin notre tablette de chocolat audioguide et accédons au parcours 🙂

On commence par l’histoire du cacao, dans une ambiance très Mystérieuses Cités d’or et Pirates des Caraïbes, avec la légende du Quetzalcóatl qui aurait apporté le xocoatl aux hommes, et l’histoire de Cortès et des conquistadors. On suit ensuite les aventures du chocolat en Europe, dans les cours royales où il suscite de nombreuses passions – et même addictions 😉

La scénographie est très vivante, la présentation est ludique et pleine d’humour, on apprend beaucoup d’anecdotes ! Noisette sur le chocolat, un odorama diffuse des effluves de cacao et de chocolat dans les salles …OMG… Va falloir tenir jusqu’à la dégustation 😀

Après le récit des débuts de la maison Cailler et de sa fusion avec Nestlé en 1929, nous arrivons dans une salle de découverte des ingrédients utilisés pour la fabrication du chocolat (cacao, sucre, amande, noisettes…), à appréhender à travers nos cinq sens !

La visite continue ensuite par la présentation d’une mini-chaîne de fabrication, du découpage du chocolat à l’emballage, sans oublier la dégustation évidemment 😉 Nous passons ensuite dans une salle donnant sur l’usine, avec des écrans à disposition pour suivre l’ensemble de la production.

Mais elle est où la marmotte ? 😀

Mais ça y est, c’est l’heure de la dégustation ! Enfin, pas encore tout à fait – aaaaahhhh, je n’en peux plus ! – on découvre une dernière scénographie sur les étapes pour devenir un vrai dégustateur de chocolat !

Et enfin, place à la pratique ! Bon appétit 😉

And last but not least, la visite de la boutique – Sortez-moi de là !! On arrive dans un décor très chaleureux, présentant des sculptures en chocolat primées dans des salons internationaux.

Je ne parlerai pas de toutes les gammes présentées, cela relèverait de l’indécence… Mais je peux vous conseiller d’aller goûter au chocolat noir chaud dans la partie restauration ! C’est juste une tuerie 😉

Voilà, c’est la fin de notre petit weekend en Suisse 🙂 La semaine prochaine, je vous parlerais de Moret, ma petite ville impressionniste pleine de charme !



Où boire un verre
 : Cipriano
Voie du Chariot 6, 1003 Lausanne-Flon – http://cipriano-bar.ch/

A visiter / A déguster : Chocolaterie Cailler
Rue Jules Bellet 7, 1636 Broc, Suisse – https://www.cailler.ch/fr/

A lire / A regarder : Charlie et la chocolaterie / Roald Dahl – Tim Burton

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Côté Bourgogne : le bœuf bourguignon

Pour clôturer notre Carnet de voyage en Bourgogne, aujourd’hui nous allons apprendre à cuisiner la recette phare de cette région, le fameux bœuf bourguignon 🙂

Plat familial et traditionnel par excellence, la recette de base est composée de bœuf (charolais de préférence) et de vin rouge. Pour cette recette, j’ai opté pour une bouteille de pinot noir, made in Burgundy of course 😉

INGRÉDIENTS
Il existe de nombreuses variantes de cette recette, voici la mienne après farfouillage sur Internet et dans mes livres de recette :

JpegPour 4/6 personnes
1,2 kg de morceaux de bœuf pour bourguignon (collier, paleron, demandez à votre boucher si vous avez un doute)
75 cl de vin rouge – pinot noir de Bourgogne de préférence
2 gros oignons
3 carottes
12 grains de poivre
2 branches de thym + 3 feuilles de laurier
1 CS d’huile + 30 grammes de beurre pour faire revenir le bœuf
1 CS de farine
100 g de lard fumé
8/10 pommes de terre de taille moyenne de type Charlotte


Durée
: prévoir 40 minutes de préparation + 3 à 24 h de marinade + 2 heures de cuisson
Accord Vin : un vin rouge de Bourgogne évidemment ! Autrement un vin rouge de Touraine pour ceux qui préfèrent les vins avec du corps (Chinon, Saumur-Champigny)

1ERE ETAPE : la marinade
Le plus important pour cette recette, c’est le temps de marinade : plus ça marine, plus la viande sera tendre ! L’idéal est de laisser mariner pendant 24 heures, mais avouons-le, nous n’avons pas toujours le temps – ni la patience de nos grands-parents.
En général, on fait mariner une nuit, et pour les plus pressés, 3 heures suffisent amplement. De mon côté, j’ai attendu 8 heures – et c’était déjà bien tendre et savoureux !

Mais entrons dans le vif du sujet :
Sur la viande préalablement coupée en morceaux de 4-5 cm, j’ai versé la totalité de la bouteille de vin rouge.
J’ai ensuite rajouté les 3 carottes coupées en rondelles (si votre saladier est un peu petit, n’en mettez que 2, vous rajouterez la dernière au moment de la cuisson). Puis c’était au tour des 2 oignons coupés en gros morceaux.
Last but not least, j’ai rajouté les grains de poivre noir, ainsi que le thym et le laurier.
NB : Attention à ne pas rajouter de sel, sinon le bœuf va cuire prématurément !

Vous mettez le saladier au frigo, et voilà ! Plus qu’à faire preuve d’un peu de patience 😉

2EME ETAPE : la cuisson
Alors voilà, la viande a bien mariné, ça sent le vin rouge et l’oignon partout dans le frigo, c’est le moment de passer à la cuisson !

Mais tout d’abord, j’ai séparé le bœuf de la marinade et des légumes, pour pouvoir bien l’égoutter à l’aide d’un papier absorbant. J’ai ensuite réservé la marinade de côté.
Astuce : Prenez votre panier à salade et versez-y la marinade, les morceaux seront ainsi bien plus faciles à récupérer.

Après, j’ai fait chauffer dans ma cocotte le mélange huile + beurre, puis j’y ai fait revenir les morceaux de tous les côtés. Une fois la viande dorée, je l’ai saupoudrée avec la farine, j’ai bien mélangé et j’ai attendu que la farine roussisse sur feu assez vif.

J’ai ensuite versé la marinade, les oignons et les carottes – vous pouvez rajouter la troisième carotte à ce moment-là. J’ai mélangé à nouveau, et j’ai attendu que l’ébullition reprenne doucement pour couvrir la cocotte. Et c’est parti pour 2 heures de mijotage sur feu assez doux !
Astuce : vous êtes à la bonne température quand il y a des petits bouillons en surface 🙂

Pour ajouter du goût, la plupart des recettes ajoutent une vingtaine d’oignons grelot ainsi que des morceaux de lard fumé en cours de cuisson, généralement après une heure et demie de mijotage. Pensez à bien les cuire auparavant dans une petite poêle séparée !
N’ayant pas d’oignons nouveaux sous la main, j’ai quant à moi, simplement mis des petits morceaux de lard.

En attendant la fin de la cuisson, ne faites pas comme moi :D, et pensez à lancer les pommes de terre en avance (soit une heure avant) ! J’avais tout bien préparé, j’avais pelé les patates, elles n’attendaient plus que moi pour que je les cuise à la vapeur… #Fail
Enfin, elles ont quand même fini par cuire au bout de 30 minutes, c’est bon, on va pouvoir passer à la dégustation, miam !

Pour mon premier bœuf bourguignon, le résultat était au final très prometteur ! La viande était fondante, la sauce équilibrée, et les pommes de terre, bon bah ça allait hihi 😉
Nous avons dévoré nos assiettes, et nos amis colombiens ont adoré ! Et bien sûr, comme tous les plats mijotés, le lendemain, c’était encore meilleur – miam !

Bon appétit !

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La Bourgogne côté Beaune

Troisième et dernière étape de notre périple bourguignon, nous voici en Côte d’Or à la découverte de Beaune et de ses vignobles, grâce à un petit retour dans le temps en août et décembre 2016 !

Commençons donc par son plus fameux monument, je veux bien évidemment parler des Hospices de Beaune et de leurs toits quadricolores typiques de l’architecture bourguignonne. Fondés au XVème siècle par Nicolas Rolin, chancelier des Ducs de Bourgogne, et sa femme Guigone de Salins, les bâtiments accueillaient gratuitement les « pôvres » malades.

La visite se révèle passionnante grâce à l’audioguide offert, qui nous fait découvrir les coulisses et histoires de chaque salle, à travers la narration de Nicolas Rolin himself. Mention spéciale pour la grande Salle des « Pôvres », remarquablement conservée, et la salle présentant le Polyptique du Jugement Dernier de Rogier van der Weyden.

Mais on ne saurait mentionner l’Hôtel-Dieu sans parler de la Grande Vente des Hospices de Beaune qui a lieu chaque année en novembre. Les Hospices sont en effet les propriétaires d’un domaine viticole de près de 60 hectares depuis 1471, grâce aux dons et héritages de riches seigneurs bourguignons. Cette vente de charité met aux enchères les vins issus des plus belles parcelles de la Côte-de-Beaune et de la Côte-de-Nuits, et participe ainsi au financement des hôpitaux et maisons de retraite de Beaune, démontrant la vocation médicale et caritative toujours renouvelée des Hospices.

 

Partons justement déguster quelques dives bouteilles du cru aux caves Patriarche, les plus grandes de Bourgogne. Situées dans un ancien Couvent, on y accède par l’ancienne chapelle qui donne sur un labyrinthe de 5 km de galeries et de caves voûtées, où sont entreposées près de 3 millions de bouteilles ! Dans une ambiance quasi-religieuse, nous passons à côté de vénérables bouteilles et d’appellations prestigieuses.

Après la visite des caves, nous arrivons enfin au parcours de dégustation. Le circuit est généreux et nous fait découvrir 13 appellations en libre-service – à consommer avec modération, rappelons-le. Nous sympathisons avec un couple de Bourguignons qui nous donnent quelques clés pour différencier Savigny-les-Beaune, Aloxe-Corton ou Pommard, mais aussi un cours instructif sur la manière de déguster dans un tastevin 🙂
Raisin sur le gâteau, la guide nous invite à une dégustation privée de millésimes d’exception à la lueur des chandelles !

 

Il est temps désormais d’aller dîner après tous ces excès 🙂 Direction le Relais de Saulx, dont le propriétaire n’est autre que le gothique et charismatique chef Olivier Streiff, finaliste de Top Chef 2015. Ouvert l’année dernière, le restaurant doit beaucoup à Nina, la femme d’Olivier, souriante et bienveillante pour tous ceux qui souhaitent des précisions sur le menu et les vins.

A la carte, une cuisine de bistrot créative et abordable – le menu complet est à 32 euros ! Nous optons en entrée pour une salade de tomates et framboises, très rafraîchissante en ce mois d’août, que nous accompagnons d’un délicieux et festif champagne de vigneron.

Après une longue hésitation entre le tataki de thon et la noisette d’agneau, nous partons finalement tous deux sur cette dernière : nous ne sommes pas déçus, la viande est parfaitement tendre, les pommes de terres sont fondantes et nous découvrons avec surprise des petites fleurs sauvages très parfumées en condiment ! Côté vin, Nina nous conseille un accord avec un Volnay, lui aussi très aromatique 🙂

En dessert, c’est à nouveau l’explosion de saveurs avec une alliance surprenante et savoureuse associant la lavande et les abricots rôtis. Décidément, le flower power est à l’honneur au Relais de Saulx 🙂 Nous ne pouvons que vous conseiller cette adresse exceptionnelle pour sa cuisine inventive, locavore et idéalement exécutée !
NB : Attention, le restaurant est victime de son succès, les réservations sont de rigueur.

 

Nous arrivons à la fin de notre voyage en terre bourguignonne, c’est le moment de rapporter quelques souvenirs pour les incorrigibles gourmands 😉

En première recommandation, je vous conseille de faire une halte à la boutique des caves Patriarche. Vous y trouverez du vin bien évidemment, mais aussi des articles d’épicerie fine, notamment une délicieuse crème de cassis, très concentrée et sur le fruit, élaborée par Kriter, marque appartenant à la maison Patriarche.

En deuxième recommandation, une adresse incontournable que vous pouvez retrouver à Dijon ou à Beaune, il s’agit de la moutarderie Edmond Fallot. Existant depuis 1840, la production Fallot possède l’IGP Moutarde de Bourgogne, qui certifie la production en Bourgogne des graines de moutarde et du vin blanc. A ne pas confondre avec la dénomination Moutarde de Dijon, non déposée et ne garantissant pas l’origine des graines.

La boutique de Beaune est vraiment un must à visiter, il y a un espace muséographique où on peut observer des meules de pierre toujours en activité. Côté arômes, vous trouverez de nombreuses variantes à la moutarde traditionnelle : noix, estragon, basilic, pain d’épices… à chacun de choisir son parfum et son format. Personnellement, ma préférée, c’est la moutarde au cassis : c’est juste une tuerie en vinaigrette dans une salade de tomates !

Et voilà la fin de notre beau voyage, snif 😦 Mais nous nous retrouvons une fois n’est pas coutume ce vendredi pour clôturer notre chapitre en Bourgogne, avec la recette du bœuf bourguignon !


 

Où dormir : Hôtel Ibis Beaune La Ferme aux Vins – Rue Yves Bertrand Burgalat, 21200 Beaune // Restaurant, bar à vins et piscine à disposition
http://www.hotel-ibis-beaune.fr/ 

A visiter : Caves Patriarche – 5-7 Rue du Collège, 21200 Beaune
http://www.patriarche.com/visitez-nos-caves  // 17 euros la visite individuelle

Où déjeuner / dîner : Le Relais de Saulx  – 6 Rue Louis Véry, 21200 Beaune

A déguster : La moutarde Edmond Fallot – Boutique à Beaune : 31 Rue du Faubourg Bretonnière, 21200 Beaune      http://www.fallot.com/

A regarder : La grande Vadrouille de Gérard Oury – et ses cornettes 😉

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La Bourgogne côté Morvan

Pour notre deuxième étape en Bourgogne, rendez-vous en forêt de Morvan au pays d’Avallon et de l’abbaye de Vezelay ! Mais auparavant, revenons à Noyers-sur-Serein pour vous faire découvrir notre restaurant coup de cœur du séjour !

Nous voici donc à la Vieille Tour, un restaurant proposant une carte aux atours régionaux et traditionnels, mais revisitée et pleine de surprises. Ne vous fiez pas non plus à l’apparente désinvolture du propriétaire, le service est chaleureux et ouvert à toutes les nationalités – le restaurateur est lui-même d’origine néerlandaise, décidément 😉

Terrasse de la Vieille Tour

Terrasse de la Vieille Tour © Office du Tourisme Avallon

Nous aurions pu d’ailleurs le deviner grâce à la décoration, à commencer par la terrasse colorée et champêtre à la manière de la Villa Augustus – retrouvez ici mon article sur cette table hollandaise incontournable 🙂 En salle, de sobres tables en bois et des assiettes dépareillées installent immédiatement une ambiance chaleureuse et authentique.

Mais entrons dans le vif du sujet ! Nous commençons par un kir cassis, Bourgogne oblige, revisité par notre hôte qui nous propose d’y ajouter du Campari. Effet garanti : une alliance étonnante et raffinée ! Côté entrée, nous prenons des escargots, certes congelés mais de chez Dutruy, le spécialiste bourguignon. « Même » congelés, les escargots sont en effet très bons, mais aussi et surtout la sauce au beurre d’ail et persil, avouons que c’est ce que tout le monde préfère, non ? Voici d’ailleurs un extrait de la carte, qui se révèle pleine d’humour : notez le foie gras « de chez Metro et très bon » 😉

 

© Manon R et Michelle D sur Tripadvisor // Malheureusement aucune photo n’est de moi, j’étais bien trop concentrée à déguster 😉

Le meilleur reste à venir avec le plat de résistance, une grillade de bœuf charolais accompagnée de sa purée et de ses légumes. Oui, on est toujours au summum de l’originalité… 😀 Et pourtant, c’est la révélation : une viande tendre à souhait, une purée maison de folie, et des légumes tout simples…ment fondants et savoureux, à la cuisson parfaite. Qui aurait cru qu’une poêlée de haricots et de carottes m’emmènerait directement au paradis des gourmets ?

Last but not least, je me décide au moment du dessert pour un sabayon de cresson et chablis sur lit de fraises, qui se révèle à la hauteur de l’établissement : créatif, goûtu et audacieux ! Cassis sur le gâteau : une addition finale avec un très bon rapport qualité-prix. Vous l’aurez compris, nous avons adoré la Vieille Tour et nous y reviendrons avec plaisir !
NB : Attention, les cartes bancaires ne sont pas acceptées



Après cet interlude gourmand, débarquons enfin
côté Morvan
! Commençons donc par Avallon, la cité perchée qui sert de porte d’entrée au parc national régional du Morvan. Nous y arrivons par une belle matinée brumeuse et pluvieuse, comme on les aime au mois d’août ! Un charmant batracien trempé mais souriant vient nous accueillir place de la Grenouille d’or. Va-t-il se transformer en chevalier de la Table Ronde 😉 ?

 

La grenouille nous entraîne alors sur son circuit fléché en direction des Remparts et d’un panorama sur la vallée du Cousin, malheureusement dans le brouillard… Dommage, car du coup nous ne pourrons pas observer les terrasses-jardin environnantes 😦 Mais même par temps de pluie, la forêt reste majestueuse et mystérieuse, alimentant la légende de la fée Morgane et celle selon laquelle le roi Arthur aurait élu repos éternel à Avalon après sa dernière bataille.

Après la pluie, le beau temps Nous prenons la route pour Vézelay, haut lieu du christianisme et du pèlerinage de Compostelle. Armés de nos chaussures et de notre bonne volonté, nous grimpons le chemin qui mène à l’ancienne abbatiale, devenue désormais la basilique Sainte-Marie-Madeleine du Vezelay.

Joyau de l’art roman, la basilique est classée à l’Unesco depuis 1979, et les services liturgiques sont assurés depuis 1993 par les fraternités monastiques de Jérusalem.
A l’occasion d’une exposition consacrée à Alexander Calder à la fondation Zervos, la ville a installé en face de l’église un Stabile-Mobile de l’artiste. On aime ou on n’aime pas, mais la confrontation entre les deux œuvres ne laissera personne indifférent…

Profitant (enfin) du beau temps, nous nous promenons sur les hauteurs de la colline, d’où nous pouvons apercevoir les vignes de Bourgogne-Vézelay. Mais, fidèles à notre réputation, nous optons au moment de l’apéritif pour la fraîcheur d’une bière ambrée, créée par la brasserie du Vézelay 🙂 Cette dernière a tout bon : biologique, respectant la « Reinheitsgebot » bavaroise – loi de pureté selon laquelle une bière ne doit contenir que du malt, du houblon et de l’eau, elle propose également des bières sans gluten !

Chers lecteurs, merci d’avoir pris le temps de lire jusqu’au bout !
Mercredi prochain, troisième et dernière étape de nos aventures bourguignonnes, à la découverte de la Côte d’Or et de Beaune 🙂



Où dîner : 
La Vieille Tour, 1 Rue de la Porte Peinte 89310 Noyers

A déguster : Brasserie du Vézelay
http://www.brasseriedevezelay.com/fr/bieres-bio-pur-malt/

A visiter : Circuit de la Grenouille
http://www.avallon-morvan.com/4_27_867_Le-Circuit-de-la-Grenouille—Avallon

A regarder : Avalon – Mamoru Oshii

 

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La Bourgogne côté Chablis

Après 3 ans d’absence, Côté Cour Côté Cuisine est de retour avec une formule plus resserrée, qui partira à la découverte de mes bonnes adresses aux quatre coins du monde, et dévoilera également les recettes secrètes que m’ont inspirées ces visites !

Vous retrouverez ainsi chaque mercredi un carnet de voyage visuel et gourmand sur une destination, dédié cette semaine à la Bourgogne chablisienne, une région aux charmes multiples pour les amoureux d’architecture et de gastronomie 🙂

Notre périple en terre bourguignonne a d’abord débuté à Auxerre, où nous nous sommes arrêtés le temps de nous régaler évidemment d’un bœuf bourguignon, bien installés au bord de l’Yonne. Après ce repas bien copieux, quoi de mieux justement qu’une petite promenade sur les nouvelles berges ! Récemment réaménagées, elles offrent un superbe point de vue sur les trois églises principales de la ville.

Après un petit tour à Chablis et sur la route des vignobles, nous avons rejoint notre chambre d’hôtes près de Noyers-sur-Serein, un village médiéval classé parmi les Plus beaux villages de France. Conseillés par nos hôtes, nous sommes allés dîner au Rouge et Blanc, un bar à vins convivial et locavore. Au menu, planche de fromages et de charcuterie, dont notamment un jambon persillé exceptionnel !

Côté breuvages, nous avons bien sûr dégusté du Chablis, mais également de l’Irancy, le vin rouge de la région. Nous avons également eu la surprise de découvrir une bière locale, la Maddam – vous noterez l’amusant palindrome 😉 – brassée par deux cousins, fils de vignerons. Comme quoi, il n’existe pas toujours de rivalité entre le vin et la bière, on peut se reconvertir si on le souhaite 🙂

Le lendemain, après un super petit-déjeuner complet avec confitures et pain maison, nous sommes partis en vadrouille au château d’Ancy-le-Franc, un château Renaissance très bien restauré. Et ensuite direction l’Abbaye de Fontenay pour une visité guidée exceptionnelle ! Classée au patrimoine de l’Unesco, cette abbaye cistercienne magnifiquement conservée nous fait plonger au cœur de l’architecture romane et de la vie monastique médiévale. Saviez-vous par exemple d’où venait l’expression « Avoir voix au chapitre » ?

Suite de la balade en Bourgogne mercredi prochain, cette fois-ci côté Morvan !


 

Où dormir : Le petit Antonnay, Catherine et Samuel Da Silva, 15 Rue du Faubourg, 89310 Sarry http://www.lepetitantonnay.fr/

Où boire un verre : Le Rouge et le Blanc, petite étape aux vins // 5 Place de la petite étape aux vins 89310 Noyers

A déguster : Brasserie MADDAM http://www.maddam-chablis.com/

A visiter : Abbaye de Fontenay http://www.abbayedefontenay.com/

A lire : Les Piliers de la Terre – Ken Follett

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Côté UK : London Calling ! Inamo’s way

Me voilà de retour de vacances, chers lecteurs !

J’ai rapporté dans mes bagages de nouvelles résolutions : tenir ce blog à jour plus régulièrement, découvrir encore plus de nouvelles adresses tout autour du monde, et bien sûr vous faire saliver davantage avec mes recettes maison inspirées d’ici et d’ailleurs !

Mais pour l’instant ma première mission sera de vous proposer un city-trip de l’autre côté de la Manche, effectué il y a déjà quelques semaines, mais ne dit-on pas que seul le temps permet d’apprécier la valeur des choses ? Ok, c’est une excuse bidon, je suis née avec un baobab dans la main 😀 Mais tout cela va changer !!

Direction donc Londres et ses pubs, ses restos indiens et ses salons de thé ! Zut, je n’ai fait que les premiers.. Cela donne une occasion de revenir goûter aux charmes des parcs londoniens et de profiter des quelques rayons de soleil ^^ Car, oui, voyage à Londres ne rime pas toujours avec fog et pluie, la preuve, nous avons eu un week-end de rêve, avec en prime une croisière ensoleillée sur la Tamise ! Qui l’eut cru ?

Je n’y étais pas retournée depuis 15 ans, et j’avoue que la ville m’a enchanté, elle est tellement contrastée, tant au niveau architecture que dans sa vie culturelle, c’est un vrai melting-pot ! Etudiants, immigrés, hipsters ou aristos, les gens se mélangent, je me suis crue revenue en Amérique du Nord… Et j’y ai retrouvé cette modernité créative et métissée qui me plaît tant, notamment en cuisine comme vous l’aurez deviné 🙂

Alors, même si je n’ai pu goûter ni fish&chips, ni chicken tandoori, ni même eu le temps de déguster my english tea with a scone, j’ai quand même pu découvrir une petite merveille, voici donc mon restaurant coup de cœur :

Ce resto atypique nous a été conseillé par le collègue anglais de mon chéri – rien ne vaut les Tips des locaux, je vous le dis ! Inamo, c’est son nom, a pour concept d’être interactif : la table fait apparaître les plats en photos dans nos assiettes, et les clients choisissent grâce à un pad tactile leur menu, une fois décidés, on valide la commande et celle-ci est envoyée directement en cuisine ! Un peu compliqué à comprendre ? Voici quelques photos pour illustrer le principe !

Mais ce n’est pas tout ! Le menu interactif permet aussi de modifier l’ambiance de la table : hop je veux une orchidée, hop je change pour le Mont-Fuji, hop je me décide pour une déco plus graphique ! Il y a aussi plein d’autres bonus, comme regarder ce qui se passe en cuisine ou jouer à des mini-jeux type Tetris 😀

Au fait, Inamo fait dans la cuisine Fusion, vous savez cette gastronomie originaire de Californie qui associe cuisine japonaise, asiatique et occidentale. On pourrait penser que le concept interactif + fusion est un gros coup marketing pour faire le buzz et surfer sur les modes actuelles, mais détrompez-vous ! La qualité est bien au rendez-vous !

En entrée, Sylvain et moi avons pris des makis, moi au tartare de pétoncles, lui au thon : délicatement coupés, frais et savoureux, c’était un plaisir autant pour les yeux que pour les papilles !

Mais le meilleur était encore à venir : mon miso and yuzu salmon était juste une révélation… A la fois croustillant et fondant à souhait – l’un de mes coups de cœur culinaires de l’année, c’est dire !

Ajoutez à cela un service rapide et impeccable, une déco hype et une addition pas si salée, le tout à Soho, bref, je recommande et j’en redemande ! A quand le même concept à Paris ??

Enjoy your meal, and your read !

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Du côté de chez Augustus

Mais qui est donc cet Augustus ? Encore un objet culinaire facétieux non identifié ?

Rassurez-vous, j’en ai temporairement terminé avec mes réalisations gourmandes, il est temps que ce blog fasse honneur à sa 2ème vocation et vous emmène découvrir de nouvelles adresses inspirantes et inspirées !

Augustus est en fait le diminutif de la Villa Augustus, un ancien château d’eau reconverti en hôtel-restaurant qui fait fureur à Dordrecht, ma petite ville hollandaise. L’histoire d’Augustus est passionnante à tous points de vue, autant pour son architecture que pour son concept bio-écologique : jardin caché, fontaine, serres et potagers font de cet endroit un petit coin de paradis champêtre et bucolique 🙂 – Pour en savoir plus…

IMAG1794Mais le plus étonnant chez Augustus, c’est ce côté « bric-à-brac » très hollandais : une fois arrivé dans le pavillon d’entrée, voilà-ti-pas que nous sommes au marché !

Pain frais, limoncello, gouda au cumin ou cheesecake, sans oublier fruits & légumes en provenance directe du potager, vous trouverez forcément votre bonheur gustatif ! Si vous êtes d’humeur à décorer votre jardin ou à vous offrir de la lecture dans la langue d’Erasme, il y a également une petite boutique qui vend vaisselle, objets déco champêtres, jouets et autres manuels de bricolage « arty ».

Pour vous donner une idée de la déco, voici la photo du lustre qui orne la boutique – pour le moins original, non ?

Nous ne sommes cependant pas au bout de nos surprises ! Passée la boutique, nous débouchons dans la salle du restaurant : Cuisine ouverte, murs en béton à peine peints, tables vintage en bois, chaises d’écoliers, quel joyeux fourre-tout ! Il y a même une grande table de « conférence » où l’on peut s’asseoir pour feuilleter un livre ou un magazine en sirotant son thé ou sa bière 🙂

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La terrasse n’est pas non plus en reste, on se croirait presque à Roland-Garros en attendant un match ^^ Car malgré ce que la déco pourrait faire croire, Augustus n’est pas un repaire de hipsters mais plutôt celui d’une clientèle cinquantenaire aisée. Il ne s’agit pas d’oublier que la Villa est aussi un hôtel à destination des séminaires d’affaires et des réunions familiales (mariages, anniversaires de mariage…).

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Mais revenons à nos moutons ^^ Si vous êtes déjà venus en Hollande, vous n’avez pas dû être franchement impressionnés par la cuisine de nos amis bataves, et surtout vous avez dû vous demander « Mais comment les Hollandais font-ils pour rester aussi calmes devant la lenteur du service ? » – Oui, je suis parisienne, et en plus j’ai vécu au Canada… J’avoue que c’est une question d’habitude, car les Hollandais aiment prendre leur temps : une bière blanche pour commencer, une blonde pour continuer, et ensuite on passe aux choses sérieuses. Y’a pas le feu…

Sachez qu’Augustus est plutôt dans la moyenne : parfois vraiment lent, parfois rapide, ça dépend du serveur et du nombre de dîneurs – très élevé lorsque le soleil est au rendez-vous, ne pas hésiter à réserver… Par contre, côté cuisine, c’est le bonheur des papilles ! Je n’ai jamais été déçue, c’est dire 🙂

La carte change au gré des saisons, et est évidemment axée sur les légumes de leur potager associés à des produits de qualité. Agneau, bœuf, daurade et même oie sauvage, tout dépend des arrivages de saison. Pour moi, le plus d’Augustus réside dans ses légumes : goûteux, fondants, ils sont plus qu’un accompagnement, ils mettent vraiment en valeur la viande ou le poisson servis et leur apportent des saveurs vraiment intéressantes !

Mais ce que je préfère par-dessus tout là-bas, c’est leur Oyster Bar et leur carte de fruits de mer. C’est mon péché mignon, j’avoue… Et je ne parle même pas de leur gâteaux et tartes maison qui sont juste à tomber !

Décidément, l’avenir est au Bio & Bon 🙂 Eet Smakelijk !!

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Côté Vietnam : Nems passionnément

Chose promise, chose due ! Après la recette du Bo-Bun, je continue mon périple culinaire au pays des dragons et des lotus – non, il ne s’agit pas de la Chine !

La recettes des nems que je vous propose aujourd’hui me vient encore, comme c’est étrange ! de ma maman 🙂  Elle serait semble-t-il l’originale, mais ce qui est certain, c’est qu’elle est largement délicieuse par rapport aux nems et autres pâtés impériaux des restaurants et traiteurs asiatiques.

A tel point que mon chum et mes amis me poussent à me lancer dans leur commerce 😀 Mais je préfère vous laisser en juger par vous-mêmes.

Pour commencer, voici les ingrédients :

  • 500 g d’échine de porc – remplaçable par du poulet si vous invitez des amis d’autres confessions
  • 1 poignée de vermicelles transparents
  • 1 poignée de champignons noirs déshydratés
  • 1 oignon, 1 gousse d’ail
  • 1 carotte râpée
  • 1 boîte de miettes de crabe
  • 1 œuf
  • 1 CS de Nuoc-mâm
  • 1 CS de sucre, une pincée de poivre
  • Et bien sûr l’élément essentiel : des galettes de riz – de préférence triangulaires, mais des petites rondes conviennent aussi

Prêt à cuisiner ? En avant pour la première étape !

Je commence toujours par tremper les vermicelles et les champignons noirs dans de l’eau chaude pendant 10-15 minutes. Ce qui me permet entre-temps d’éplucher carotte, oignon et ail, et de couper la viande en cubes grossiers pour la hacher au robot.

Concernant l’utilisation du robot, je vous conseille d’utiliser la commande Pulse (P) pour éviter de chauffer la viande. Idem en ce qui concerne les vermicelles et les champignons si vous ne voulez pas vous retrouver avec une bouillie immonde et gluante !

Une fois les vermicelles et les champis bien ramollis, égouttez-les soigneusement et hachez-les au robot. Versez les ensuite dans le saladier où vous aurez mis au préalable la viande hachée.

Hachez ensuite l’oignon et l’ail. Pour la carotte, je préfère la râper manuellement, les morceaux sont plus fins de cette manière. Ajoutez le tout à la farce, ainsi que les miettes de crabe et l’œuf cru. Assaisonnez avec le nuoc-mâm, le sucre et le poivre. Mélangez bien !

 

Passons ensuite à la seconde étape : le PLIAGE ! 

Pour la plupart des gens, cela semble l’étape la plus compliquée, mais ne vous y fiez pas, c’est bien plus simple qu’il n’y paraît ! Cela demande juste un peu de précision et de délicatesse 🙂

Le matériel nécessaire : des torchons de cuisine, un plat en verre de taille moyenne rempli d’eau tiède ++

Tout d’abord, trempez une galette de riz dans l’eau tiède pendant quelques secondes. Posez-la ensuite sur un torchon. Répétez la même opération jusqu’à ce que le torchon soit rempli.

Placez ensuite un peu de farce sur chaque galette – voir les photos ci-dessous pour l’emplacement :

Enfin, rabattez les bords latéraux de la galette sur la farce, en pinçant légèrement pour bien l’emprisonner, Puis enroulez le nem en partant du haut. Votre nem est prêt ! Il ne reste plus qu’à répéter toutes ces actions jusqu’à ce que le saladier soit vide 🙂

Si mes explications ne vous paraissent pas claires, voici une petite vidéo de démonstration (Montréal, 2009) Admirez mon tablier so vintage ^^

Et nous voilà enfin arrivés à la dernière étape, Last but not least :

Pour moi, la partie la plus délicate n’est pas le pliage, mais la cuisson ! Je viens seulement d’en comprendre vraiment les bases – et pourtant ça fait plus de 10 ans que je m’entraîne…

Déjà, rappelez-vous que les nems doivent être frits : l’huile d’olive est à bannir (en plus ça enlèverait tout le goût…), je prends donc de l’huile d’arachide. Si vous êtes allergique, vous pouvez prendre de l’huile de tournesol.

Enfin, le nem doit être saisi dans l’huile bouillante et non pas imprégné sous peine de ramollir et de se « désintégrer », bref de s’ouvrir et de voir la farce s’échapper. Donc prévoyez bien 10-15 minutes de chauffage de l’huile avant d’y plonger les nems.

J’utilise personnellement un wok, ça me permet de mieux voir l’avancement de la cuisson, mais ça peut vite devenir ingérable (éclats d’huile bouillante qui saute, odeur de friture persistante, etc…). Donc si vous avez une friteuse, je vous conseille de l’utiliser 🙂

N’hésitez pas à retourner les nems si vous pensez que c’est nécessaire. Ceux-ci sont prêts à être servis quand leur couleur est légèrement dorée et leur aspect croustillant. Pour éponger l’huile, je les dépose dans une passoire recouverte de sopalin.

N’oubliez pas, les nems seront brûlants, quelques précautions & accompagnements s’imposent donc :

Enroulez-les dans une feuille de laitue – vous pouvez aussi rajouter un brin de menthe

Puis trempez les dans la sauce dont voici la recette :

  • 3 CS de nuoc-mâm / 2 CS de sucre / le jus d’un citron vert
  • 1 gousse d’ail coupée finement / 1 carotte râpée / 1 poignée de cacahuètes pilées
  • Allonger avec un peu d’eau
  • Corrigez éventuellement par l’ajout de nuoc-mâm ou de citron selon votre goût 

Et voilà ! Bon appétit !!

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Côté Vietnam : Bò-Bún façon Mẹ

« Mais que peut donc bien signifier ce titre ? »

Bò comme bœuf – Bún comme vermicelles – Mẹ comme MamanCertains initiés passionnés de gastronomie vietnamienne auront sûrement deviné sur quoi porte la recette d’aujourd’hui 🙂 Et il faut bien reconnaître que le Bo-Bun est en passe de détrôner la traditionnelle salade du déjeuner dans certains cercles parisiens, non sans raison !

Protéines, féculent, légumes + LA touche asiatique = Plat léger et complet ! Pas étonnant que le succès soit au rendez-vous, et que les restos dédiés au Bo-Bun fleurissent 🙂

Mais ce qui est génial dans le Bo-Bun, c’est qu’on peut l’apprêter de différentes façon : le Bò peut être remplacé par du Gà (poulet) ou des Tôm (crevettes), on peut y rajouter des morceaux de nems ou pas, etc…

La recette que je vous propose suit la recette traditionnelle au bœuf  mais ma mère l’a légèrement modifiée en utilisant des vermicelles de blé japonais (normalement, on prend des vermicelles de riz).IMAG1618

Ces vermicelles sont très faciles à cuisiner : une portion équivaut à une personne, et il suffit de les cuire 3/4 minutes dans l’eau bouillante, en surveillant bien que l’eau ne déborde pas – ça peut aller très vite, je parle en connaissance de cause ^^

Une fois cuits, vous pouvez les laisser refroidir ou bien les utiliser tièdes – le bo-bun se consomme froid habituellement, mais c’est selon les goûts de chacun !

Auparavant, il faut bien sûr laisser un peu « mariner » le bœuf avec le curry et le nuoc-mâm : pour 4 personnes, j’émince un steak bien tendre de 700 g, auquel je rajoute 1 cs de curry et 1 cc de nuoc-mâm. IMAG1615

Pendant que la viande marine, je coupe un concombre en julienne de 4-5 cm – le mieux c’est d’utiliser une mandoline, ou bien d’avoir un homme pro de la découpe chez soi 😀

Ensuite, je fais légèrement sauter le bœuf avec deux oignons jaunes émincés – là encore, c’est une différence avec la recette originale, car les vietnamiens utilisent de l’oignon déjà frit. La viande doit être saisie saignante ou à point – toujours selon les goûts de chacun évidemment.

Côté sauce, j’utilise toujours 3 ingrédients de base : du nuoc-mâm, du citron vert et du sucre. Pour un citron vert entier, je mets 2 CS de nuoc-mâm et 2 CS de sucre, et je rallonge avec de l’eau. A vous de goûter et de doser plus ou moins selon vos préférences (Moi je suis un peu une fana du nuoc-mâm, ce qui n’aide pas mon taux de sel dans l’organisme…). A cette sauce, vous pouvez rajouter de la carotte râpée, du piment, etc…

Une fois la viande prête, vous pouvez enfin mélanger le tout avec les vermicelles, la sauce aidant à lier tous les ingrédients. Pour décorer et donner du goût, personnellement j’y ajoute quelques feuilles de menthe et de la cacahuète pilée.

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Le Bò-Bún qui fait fureur dans nos contrées occidentales ne saurait cependant se passer de Nems/Chả giò 🙂

Pas d’inquiétude, la recette est dans mes cartons ! La suite au prochain épisode ^^

Bon Appétit !

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Côté Barbecue : Poulet à la citronnelle

Holà ! Je suis vraiment pas en avance dans mon planning, et même carrément en retard !

Mes chers lecteurs, veuillez m’en excuser, la raison en est toute simple, c’était mon anniversaire 🙂 Et comme toujours pour mes anniversaires, j’aime mettre les petits plats dans les grands, mais aussi me faire plaisir en découvrant de nouvelles adresses ^^

Cette pause n’était donc que pour vous offrir un festival de saveurs côté Cuisine et de lieux atypiques côté Cour !

IMAG1611Par où vais-je donc commencer ? Ah oui, je sais, je vais vous présenter mon ami  Max 😉

Max est un charmant compagnon, même s’il lui arrive parfois d’être capricieux… Il est également très chaleureux et toujours prêt à faire la fête !

Il adore les soirées ensoleillées sur notre terrasse, et c’est enfin un excellent cuisinier : brochettes, cuisses de poulet, côtelettes d’agneau, gambas, rien ne lui résiste, il les fait toutes fondre ^^

Enfin bref, vous m’aurez comprise, Max est juste une évidence, même si les Pays-Bas ne sont pas le meilleur endroit pour s’épanouir quand on est un Barbecue !

Mais j’avoue un peu exagérer, je viens de vivre les deux semaines les plus étonnantes depuis que je suis ici, soleil et températures douces, à peine quelques rafales de vent, c’est tout simplement exceptionnel ! Il fallait bien que la pluie s’en mêle un peu aujourd’hui, ce qui du coup me laisse un peu de temps pour ce blog …

Mais revenons à nos agneaux, je vous propose de nous imaginer un peu en été, sur une terrasse ou dans un jardin, un verre de rosé à la main, et bien sûr les merveilleuses recettes de Max :

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Comme par exemple, ces petites cuisse de poulet à la citronnelle ! Recette vietnamienne qui me vient de ma maman et dont la marinade est toute simple :

  • 2 tiges de citronnelle coupées en tronçons – 1 oignon jaune – 2 gousses d’ail : passez-les au robot pour que le mélange soit finement haché.
  • Ajoutez ensuite à la marinade 3 CS de nuoc-mâm (sauce au poisson) ainsi qu’une CS de sucre et une CC de curry, et le tour est joué !
  • Laissez mariner le poulet 30 min-1h et même plus si vous voulez bien sentir la citronnelle.

J’ai utilisé des cuisses de poulet, mais vous pouvez le faire avec toutes les parties du poulet – ma mère prend un poulet entier qu’elle découpe. Cette recette est bien sûr adaptable au four, pas besoin d’un barbecue pour se régaler toute l’année ! Il suffit juste d’étaler vos morceaux de poulet sur du papier sulfurisé sur la plaque de votre four.

Pour l’accompagnement, du riz évidemment – Et si vous les faites au four, rien de mieux que du riz gluant ! Hop, on trempe dans la sauce, mmm… C’est juste délicieux 🙂

Bon appétit !

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